EPILOGUE
- Tu l’as aimé ?
- Oui.. Enfin je pense !
- Tu penses ?
- Oui je pense. Et toi ?
- Et moi quoi ?
- Et toi tu as eu quelqu’un d’autre ?
- Oui mais ça n’a pas marché !
- Pourquoi ?
- A ton avis ?
- Je ne sais pas.
- Toi.
- Quoi moi ?
- Toi ! Nous et toutes ces histoires !
- Je n’ai rien fais pourtant ! C’est toi qui es parti comme un voleur, sans explications, sans me donner le temps de te dire que je n’avais rien avoir dans toute cette histoire !
- Oui ! Je sais ! J’ai compris bien plus tard et j’ai voulu te retrouver !
- Ah bon !
- Oui mais quand enfin j’avais retrouvé ta trace, tu vivais avec lui ! D’après les autres vous étiez heureux et il ne fallait pas que je vienne tout gâcher !
- Et pourquoi tu les as écouté ?
- Parce que je t’avais fais souffrir une première fois et que je ne voulais pas que tu me détestes plus que ce que tu me détestais déjà !
- Eh bien tu aurais dû continuer comme ça !
Elle se leva d’un bond, les yeux pleins de larmes, elle préférait partir. Elle l’avait aimé si fort qu’elle était incapable à cet instant de lui pardonner le mal qu’il lui avait fait. Elle n’avait pas pu se défendre à l’époque elle le faisait aujourd’hui. Elle traversa le jardin dans lequel ils s’étaient installés à la vitesse grand V. Son cœur battait fort dans sa poitrine, et son souffle se faisait de plus en plus court, elle récupéra les clefs de sa voiture au fond de son sac. Elle ne voulait pas laisser les larmes lui monter aux yeux et pourtant elles étaient là à la bordure de sa paupière, elle s’arrêta net devant son véhicule et sans s’en rendre compte se laissa submerger. Elle avait attendue près de 3 ans avant d’entendre enfin ces mots là, et aujourd’hui qu’il les avait prononcé elle se sentait vidé, fatigué. Elle tenta tant bien que mal de rentrer les clefs dans la serrure de sa portière mais ses yeux embués par les pleurs ne lui permettaient pas de voir ce qu’elle faisait. Elle tapa du pied, râlant comme une gosse, frappant du plat de sa main sur le capot de sa voiture et au moment ou elle allait jeter ses clefs violemment sur le sol, histoire de se défouler, elle l’aperçut, il l’observait, il souriait, ce qui avait le don de l’agacer encore plus.
- Quoi ?
- Tu n’as pas changé alors !?
- Et comment je dois le prendre ?
- Comme tu as envie de le prendre !
- Toi non plus tu n’as pas changé ! Tu as toujours tes réponses toutes faites !
- J’essaie de ne pas trop en dire ! J’ai trop peur que tu me jettes tes clefs au visage !
- Je n’ai jamais été violente !
- Non mais impulsive oui !
- Tu m’énerves !
- Je t’aime !
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